Catégorie : Monde

  • Top 5 des initiatives anti-ICE

    Top 5 des initiatives anti-ICE

    TOP 5

    des initiatives insolites contre l’ICE

    Aux États-Unis, l’Immigration and Customs Enforcement (ICE) cristallise les tensions. Face à une politique migratoire souvent jugée déshumanisante, une résistance protéiforme s’est organisée. Loin des slogans classiques, les citoyens redoublent d’ingéniosité pour protéger les communautés vulnérables. Tour d’horizon des mobilisations les plus audacieuses pour faire fondre l’ICE.

    1. Un mur de son contre les raids

    La scène underground donne de la voix et grunt* pour la cause !

    Le milieu Metal et Hardcore américain transforme ses concerts en bastions de résistance. Des figures emblématiques comme Tom Morello (Rage Against The Machine) ou le groupe Lamb of God utilisent leur notoriété pour dénoncer les dérives de l’ICE à travers des hymnes de protestation et des prises de parole virales sur les réseaux sociaux. Lors de sa dernière tournée, le groupe Body Count a même symboliquement détourné ses paroles cultes pour pointer du doigt les violences lors des raids migratoires, mobilisant ainsi une fan-base massive et engagée.

    *Grunt, n.m : effet vocal est souvent utilisé dans le death metal

    Vendredi 30 janvier 2026, Bruce Srpingsteen s’est produit en soutien aux familles de Renee Good et Alex Pretti, deux Américains tués à quelques jours d’intervalle par des agents fédéraux.

    Des labels indépendants et des artistes comme Aaron Turner (Sumac) organisent régulièrement des levées de fonds via la plateforme Bandcamp ou la vente de merchandising exclusif. L’intégralité des bénéfices est reversée à des organisations comme la CHIRLA pour financer l’aide juridique des familles. Fidèle à ses origines, le métal continue d’être vecteur de justice sociale.

    2. « No Sleep for ICE »

    L’idée est simple : générer un tintamarre solidaire.

    Si l’ICE empêche les familles de dormir en paix, les activistes ont décidé que les agents ne fermeraient pas l’œil non plus. Des rassemblements bruyants s’organisent régulièrement devant les centres opérationnels ou les hôtels hébergeant les agents.

    Casseroles, mégaphones, fanfares improvisées… Tout est bon pour maintenir une pression acoustique constante. Une manière radicale de rappeler à ces fonctionnaires que leurs actes ont des conséquences, même sur leur propre sommeil.

    Manifestation anti ICE
    La montée en puissance des mobilisations s’est accompagnée de nombreuses arrestations et de raids dans tous le pays.

    3. Le gaming s’engage

    Qui a dit que les jeux vidéo n’étaient que baston et divertissement ?

    Sur Roblox, la plateforme ultra-populaire chez les jeunes, l’activisme prend une tournure inattendue. Alors que certains utilisateurs mettent en scène des « raids » virtuels, des milliers d’autres décident de répliquer. Des avatars défilent dans les rues de jeux comme Brookhaven avec des pancartes « We hate ICE » ou des slogans de soutien aux immigrés.

    Sur TikTok, les vidéos de ces manifestations virtuelles cumulent des millions de vues. Pour les experts, c’est une manière pour la nouvelle génération de digérer l’actualité et de créer une solidarité numérique là où on ne l’attendait pas.

    Manifestation dans jeu vidéo Roblox
    Roblox est un des 15 jeux vidéo les plus téléchargés en 2025 et compte environ 112 millions d’utilisateurs actifs quotidiens.

    4. Le hacking visuel

    Pourquoi coller des affiches quand on peut transformer un bâtiment fédéral en écran géant ?

    Des collectifs de petits génies de la tech utilisent des projecteurs laser haute puissance pour transformer les façades des bâtiments gouvernementaux en écrans géants. Messages de soutien, chiffres sur les expulsions ou animations graphiques dénonçant les dérives de l’agence…

    Les projections éphémères marquent les esprits sans dégrader physiquement les monuments. Cette “guérilla lumineuse” est techniquement difficile à contrer pour les agents de l’ICE.

    Sur instagram, le compte @michelepred partage régulièrement des clichés de ses projections anti-ICE.

     

    5. Les dépanneuses farceuses

    C’est sans doute le « troll » le plus efficace du terrain.

    Dans plusieurs villes, des chauffeurs de dépanneuses n’hésitent plus à cibler les véhicules de l’ICE. Une voiture de fonction mal garée ? Hop, à la fourrière. 

    En remorquant délibérément les voitures des agents vers des dépôts lointains, les dépanneurs américains créent un cauchemar logistique pour l’agence. Résultats : des opérations ralenties et une police de l’immigration qui perd un temps fou à récupérer ses propres voitures.

    Dépannage voiture agent de l'ICE
    À Los Angeles, un jury californien a acquitté Bobby Nunez, chauffeur de dépanneuse, ayant remorqué un véhicule de l’ICE en pleine opération d’arrestation.

    Le point de vue de la rédaction

    Derrière ces actions parfois insolites se cache une réalité plus sombre. Celle d’une agence souvent épinglée pour son non-respect de la Constitution américaine. En documentant ces formes de résistance, on ne parle pas seulement de politique migratoire, mais d’une jeunesse qui refuse de rester spectatrice. Ces citoyens américains réinventent la solidarité en rendant la vie de l’ICE aussi compliquée que celles des minorités.

  • Pour la première fois, les énergies renouvelables ont dépassé les énergies fossiles en Europe

    Pour la première fois, les énergies renouvelables ont dépassé les énergies fossiles en Europe

    Pour la première fois, les énergies renouvelables ont dépassé les énergies fossiles en Europe

    Écologie

    Selon une étude publiée par Ember, un site regroupant des experts, l’année 2025 a marqué un tournant dans la transition énergétique : pour la première fois, les énergies renouvelables ont produits plus d’électricité que celles fossiles.

    Éoliennes dans un champ

    Les énergies renouvelables ont produit plus d’électricité que les énergies fossiles en Europe en 2025. © Depositphotos

    Il y a des nouvelles qui redonnent espoir : durant l’année 2025, les énergies renouvelables ont produit plus d’énergie, à hauteur de 30%, que les énergies fossiles, qui représentent 29% de la production. Ce moment historique montre à quelle vitesse l’Union Européenne évolue vers un système énergétique reposant sur l’éolien et le solaire, a expliqué Beatrice Petrovich, auteure du rapport de l’étude réalisée par Ember. Alors que la dépendance aux énergies fossiles alimente l’instabilité dans le monde, les enjeux de la transition vers les énergies propres sont plus évidents que jamais.

    Vue aérienne d'un champ de panneau solaire

    La production a surtout augmenté grâce à l’énergie solaire, en hausse de 13%. © Istockphotos

    Le solaire a le vent en poupe


    Si les énergies renouvelables ont pu dépasser les énergies fossiles, c’est notamment grâce l’essor de l’une d’entre elles : l’énergie solaire. Cette dernière affiche une très forte croissance avec une production en hausse de plus de 20%, pour la quatrième année d’affilée. En Europe, elle représente désormais 13% de la production d’électricité, le Danemark étant en tête avec 71% de la production.

    L’année dernière, les énergies renouvelables (éolien, solaire, hydroélectricité et biomasse) ont fourni 48% de l’électricité européenne et ce malgré une baisse de 12% de la production hydroélectrique, en raison du manque du pluie. Côté nucléaire, c’est près de 23% de l’électricité qui provient de cette énergie. Au total, la production énergétique européenne est à 70% décarbonée. En France, c’est 95% grâce à l’énergie nucléaire. Toutefois, l’enjeu de la production énergétique reste majeur pour l’Union Européenne, notamment pour sa souveraineté.

    Vue aérienne d'un champ de panneau solaire

    La production a surtout augmenté grâce à l’énergie solaire, en hausse de 13%. © Istockphotos

    Travaux sur un gazoduc

    L’Europe a diminué son import de gaz russe au profit de celui américain mais va devoir tenter de s’en détacher depuis l’arrivée au pouvoir de Donald Trump. © Istockphotos

    Dépendance au gaz russe… puis à celui américain

    L’Union Européenne a tout d’abord essayé de s’émanciper de la dépendance au gaz russe après le début de la guerre en Ukraine. En 2021, les importations par gazoduc venant de Russie étaient de 40%. En 2024, ce chiffre est tombé à 11%, selon le site Vie publique. Tout cela a pu se faire en se tournant vers les États-Unis et vers son gaz naturel liquéfié (GNL). Mais avec Donald Trump au pouvoir, l’Union Européenne fait désormais face à un véritable chantage de son allié. Au Forum économique de Davos, en Suisse, le 21 janvier, ce dernier s’en est pris aux imbéciles qui achètent des éoliennes à la Chine.

    Le prochain défi pour l’Union Européenne va consister à la réduction de la dépendance au gaz importé. En investissant dans l’ensemble du système électrique pour exploiter le potentiel des batteries, des réseaux et des technologies électrifiées, l’UE peut tirer parti de sa propre production d’énergie renouvelable afin de stabiliser les prix et de se prémunir contre le chantage énergétique termine Beatrice Petrovich.