Catégorie : Écologie

  • Pour la première fois, les énergies renouvelables ont dépassé les énergies fossiles en Europe

    Pour la première fois, les énergies renouvelables ont dépassé les énergies fossiles en Europe

    Pour la première fois, les énergies renouvelables ont dépassé les énergies fossiles en Europe

    Écologie

    Selon une étude publiée par Ember, un site regroupant des experts, l’année 2025 a marqué un tournant dans la transition énergétique : pour la première fois, les énergies renouvelables ont produits plus d’électricité que celles fossiles.

    Éoliennes dans un champ

    Les énergies renouvelables ont produit plus d’électricité que les énergies fossiles en Europe en 2025. © Depositphotos

    Il y a des nouvelles qui redonnent espoir : durant l’année 2025, les énergies renouvelables ont produit plus d’énergie, à hauteur de 30%, que les énergies fossiles, qui représentent 29% de la production. Ce moment historique montre à quelle vitesse l’Union Européenne évolue vers un système énergétique reposant sur l’éolien et le solaire, a expliqué Beatrice Petrovich, auteure du rapport de l’étude réalisée par Ember. Alors que la dépendance aux énergies fossiles alimente l’instabilité dans le monde, les enjeux de la transition vers les énergies propres sont plus évidents que jamais.

    Vue aérienne d'un champ de panneau solaire

    La production a surtout augmenté grâce à l’énergie solaire, en hausse de 13%. © Istockphotos

    Le solaire a le vent en poupe


    Si les énergies renouvelables ont pu dépasser les énergies fossiles, c’est notamment grâce l’essor de l’une d’entre elles : l’énergie solaire. Cette dernière affiche une très forte croissance avec une production en hausse de plus de 20%, pour la quatrième année d’affilée. En Europe, elle représente désormais 13% de la production d’électricité, le Danemark étant en tête avec 71% de la production.

    L’année dernière, les énergies renouvelables (éolien, solaire, hydroélectricité et biomasse) ont fourni 48% de l’électricité européenne et ce malgré une baisse de 12% de la production hydroélectrique, en raison du manque du pluie. Côté nucléaire, c’est près de 23% de l’électricité qui provient de cette énergie. Au total, la production énergétique européenne est à 70% décarbonée. En France, c’est 95% grâce à l’énergie nucléaire. Toutefois, l’enjeu de la production énergétique reste majeur pour l’Union Européenne, notamment pour sa souveraineté.

    Vue aérienne d'un champ de panneau solaire

    La production a surtout augmenté grâce à l’énergie solaire, en hausse de 13%. © Istockphotos

    Travaux sur un gazoduc

    L’Europe a diminué son import de gaz russe au profit de celui américain mais va devoir tenter de s’en détacher depuis l’arrivée au pouvoir de Donald Trump. © Istockphotos

    Dépendance au gaz russe… puis à celui américain

    L’Union Européenne a tout d’abord essayé de s’émanciper de la dépendance au gaz russe après le début de la guerre en Ukraine. En 2021, les importations par gazoduc venant de Russie étaient de 40%. En 2024, ce chiffre est tombé à 11%, selon le site Vie publique. Tout cela a pu se faire en se tournant vers les États-Unis et vers son gaz naturel liquéfié (GNL). Mais avec Donald Trump au pouvoir, l’Union Européenne fait désormais face à un véritable chantage de son allié. Au Forum économique de Davos, en Suisse, le 21 janvier, ce dernier s’en est pris aux imbéciles qui achètent des éoliennes à la Chine.

    Le prochain défi pour l’Union Européenne va consister à la réduction de la dépendance au gaz importé. En investissant dans l’ensemble du système électrique pour exploiter le potentiel des batteries, des réseaux et des technologies électrifiées, l’UE peut tirer parti de sa propre production d’énergie renouvelable afin de stabiliser les prix et de se prémunir contre le chantage énergétique termine Beatrice Petrovich.

  • ELOI SPINNLER le zéro déchet au menu

    ELOI SPINNLER le zéro déchet au menu

    ELOI SPINNLER

    Le zéro déchet au menu

    Il a le look de Linguini dans Ratatouille, une énergie débordante et une mission : prouver que zéro déchet peut être aussi gastro que sexy. À seulement 31 ans, Eloi Spinnler bouscule la scène culinaire française avec une philosophie radicale où le gaspillage est l’ennemi public numéro un.

    Photo du restaurateur décrit dans l'article
    Eloi Spinnler s’est fait connaître du grand public en participant au tout premier « Imposter » du Youtubeur Squeezie.

    Devenu une véritable star des réseaux sociaux (plus de 200 000 curieux le suivent sur Instagram), il est le visage d’une nouvelle génération de cuisiniers. Son credo ? Une cuisine « altruiste et engagée » où chaque épluchure, chaque os et chaque fane de légume trouve sa place dans l’assiette. 

    L’anti-gaspi comme terrain de jeu ​

    Pour Eloi, le zéro déchet n’est pas une contrainte, c’est un booster de créativité. Formé à l’excellence de l’école Ferrandi et passé par des institutions mythiques comme la Tour d’Argent ou le Plaza Athénée, il a conservé la rigueur technique mais a décidé de casser les codes. 

    Son obsession : l’utilisation totale du produit. « C’est con, mais on peut tout utiliser« , résume-t-il souvent avec sa franchise signature. Dans ses restaurants, les parures de viande deviennent des sauces corsées, les fanes de carottes finissent en pesto onctueux, et les peaux de légumes sont transformées en poudres d’assaisonnement ou en chips croustillantes. Rien ne finit à la benne. 

    LES PLATS D’ELOI

    L’exemple le plus parlant ? Son travail sur le cochon. Loin de ne garder que les morceaux nobles, il sublime les parties délaissées comme les pieds de cochon, qu’il travaille entièrement pour en faire des plats gourmands et modernes. Une démarche saluée par le label Écotable, la référence de la restauration durable, avec la note maximale de 3 macarons. 

    Les 7 péchés capitaux

    Eloi Spinnler ne se contente pas de bien cuisiner, il raconte des histoires. Son projet entrepreneurial, baptisé Bonaloi, se décline autour d’un concept audacieux : les sept péchés capitaux.

    Tout a commencé en 2022 avec Orgueil, niché rue Popincourt dans le 11e arrondissement de Paris. Le lieu joue sur la dualité : côté face, un bistro festif aux petites assiettes à partager ; côté pile, un « speakeasy » gastronomique caché derrière une porte dérobée. Le succès a été immédiat, couronné par le trophée « Jeune Talent » du Gault & Millau.

    Depuis la rentrée 2024, c’est Colère qui explose dans le 9e arrondissement. Une colère « saine », rouge et pimentée. Dans un décor théâtral orné d’une cheminée en forme de dragon, le jeune chef y propose une cuisine épicée et audacieuse qui réveille les papilles. Tout en gardant son intransigeance sur le sourcing des produits.

    Présentation du cuisinier et de son associé
    Dirigée par Eloi et son associé Benoît Piante, la Famille Bonaloi se concentre sur une cuisine française altruiste et le management positif.
    Présentation du cuisinier et de son associé
    Dirigée par Eloi et son associé Benoît Piante, la Famille Bonaloi se concentre sur une cuisine française altruiste et le management positif.

    Tout a commencé en 2022 avec Orgueil, niché rue Popincourt dans le 11e arrondissement de Paris. Le lieu joue sur la dualité : côté face, un bistro festif aux petites assiettes à partager ; côté pile, un « speakeasy » gastronomique caché derrière une porte dérobée. Le succès a été immédiat, couronné par le trophée « Jeune Talent » du Gault & Millau.

    Depuis la rentrée 2024, c’est Colère qui explose dans le 9e arrondissement. Une colère « saine », rouge et pimentée. Dans un décor théâtral orné d’une cheminée en forme de dragon, le jeune chef y propose une cuisine épicée et audacieuse qui réveille les papilles. Tout en gardant son intransigeance sur le sourcing des produits.

    Eloi et l'humoriste Kyan Khojandi
    Dans une vidéo sortie en mai 2025, Eloi revisite un classique de l’enfance de Kyan Khojandi, le célèbre humoriste Iranien.

    Une star accessible

    Contrairement à certains de ses pairs, Eloi a compris les codes de sa génération. S’il n’a pas participé à Top Chef malgré de nombreuses candidatures, il maîtrise l’image comme personne.

    Son fameux harnais en cuir porte-couteaux est devenu sa signature visuelle sur TikTok et YouTube, où il partage ses recettes et astuces anti-gaspi avec pédagogie.

    Camille Etienne, Alison Wheeler, Squeezie… Le Chalonnais reçoit également des célébrités afin de leur faire redécouvrir des aliments qu’ils n’aiment enfants. Eloi utilise sa notoriété pour « remettre les jeunes en cuisine » et valoriser ses producteurs, comme ceux du réseau Terre de Liens.

    Une star accessible

    Contrairement à certains de ses pairs, Eloi a compris les codes de sa génération. S’il n’a pas participé à Top Chef malgré de nombreuses candidatures, il maîtrise l’image comme personne.

    Eloi et l'humoriste Kyan Khojandi

    Son fameux harnais en cuir porte-couteaux est devenu sa signature visuelle sur TikTok et YouTube, où il partage ses recettes et astuces anti-gaspi avec pédagogie.

    Camille Etienne, Alison Wheeler, Squeezie… Le Chalonnais reçoit également des célébrités afin de leur faire redécouvrir des aliments qu’ils n’aiment enfants. Eloi utilise sa notoriété pour « remettre les jeunes en cuisine » et valoriser ses producteurs, comme ceux du réseau Terre de Liens.

    Son approche est globale : elle inclut même le bien-être de ses équipes, avec un management bienveillant et des outils numériques pour faciliter le travail en salle. 

    Et la suite ? Après l’Orgueil, la Colère et l’Envie, le groupe Bonaloi prévoit d’ouvrir Luxure d’ici quelques années. L’établissement devrait prendre la forme d’un cabaret. Une chose est sûre : avec Eloi Spinnler, la révolution verte a très bon goût.

  • Pourquoi les jeunes prennent toujours l’avion malgré leurs convictions écologiques ?

    Pourquoi les jeunes prennent toujours l’avion malgré leurs convictions écologiques ?

    Pourquoi les jeunes prennent toujours l’avion malgré leurs convictions écologiques ?

    ÉCOLOGIE

    Le constat est étonnant : les 18-35 ans représentent 45% des voyageurs dans les avions en France, selon la FNAM, la Fédération nationale de l’aviation et de ses métiers. Pourtant, ils sont 81% à affirmer être prêt à renoncer à l’avion pour des raisons écologiques.

    Jeune femme à l'aéroport avec une valise

    Les 18-35 ans prennent plus l’avion que les autres catégories d’âge, en raison des prix intéressants des billets d’avion. © Depositphotos

    Vouloir profiter de sa jeunesse pour voyager entre amis, c’est normal. Alors quand on est parfois encore en études ou bien quand on touche un salaire peu élevé, c’est le prix qui devient déterminant dans le choix du moyen de transport. Et là dessus, il n’y a pas photos : c’est l’avion le moins cher. Malgré la pollution qu’il engendre. Quand on compare les prix des billets d’avion à celui du train, forcément le choix est vite fait, relate Adrien, 26 ans. Entre payer 40€ et 200€ je préfère choisir la solution la plus économique. Et il n’est pas le seul : 45% des personnes prenant l’avion sont des 18-35 ans, selon une étude de la FNAM, publiée en 2025.

    Mais ce choix se fait au détriment de l’impact écologique. En 2022, 80% des jeunes se disent très préoccupés par le réchauffement climatique, d’après l’ONG Greenpeace. Il n’est pas toujours évident de faire des sacrifices. C’est même impossible quand l’avion reste la seule option. Par exemple, une personne immigrée en France, avec des origines algériennes ou marocaines, doit prendre l’avion pour retourner au pays. Aucun trajet n’est possible via la voie ferrée

    Capture d'écran Instagram de la compagnie aérienne Lufthansa

    Les compagnies aériennes n’hésitent pas à surfer sur les tendances et proposent même des concours pour gagner des billets dans le but d’attirer une clientèle plus jeune. © Capture d’écran d’une publication Instagram d’octobre 2025 de la compagnie aérienne Lufthansa

    Les jeunes, cibles des compagnies aériennes

    Plus rapide, moins cher et pouvant amener à l’autre bout du globe, l’avion attire forcément plus. Et les compagnies aériennes le savent ! Elles n’hésitent pas à cibler les jeunes sur les réseaux sociaux avec des publicités. Car la jeunesse a tendance à voir le voyage comme un moyen de se distinguer socialement. Les jeunes ont grandi avec l’avion, explique le géographe et spécialiste du tourisme, Rémy Knafou, au micro de nos confrères de Radio France. Aujourd’hui, ils sont constamment incités à le prendre. Ils vivent une injonction contradictoire entre leur conviction écologique et leur envie de parcourir le monde.

    Train couchette avec vue sur paysage en journée

    Exemple d’un wagon dans un train de nuit avec une fenêtre permettant de bien profiter du paysage. © Istock – helivideo

    La solution des trains de nuit

    Si le voyage en avion est souvent plus court et permet de gagner du temps, il existe d’autres alternatives. Comme le train de nuit. Ce dernier tend à se développer de plus en plus en Europe depuis plusieurs années. En 2024, il a séduit plus d’un million de passagers français. Une augmentation de 26% par rapport à 2019, selon Réseau Action Climat France. Moins cher que les trains en journée, ils permettent d’économiser une nuit d’hôtel. Et aussi d’éviter le stress de l’aéroport avec les nombreux contrôles et l’obligation d’arriver plusieurs heures en avances. À l’heure où tout va très vite et où il faut gagner du temps, prendre le train force à ralentir, à profiter du voyage, tout en pouvant admirer le paysage.